Dimanche 22 octobre 2017

Deux choses que je te demande, Seigneur, pour cette vie: Ecarte-moi de la parole vide ou trompeuse, Ne me donne ni indigence ni richesse, mais seulement le pain pour la route… (Proverbes 30,1-14)


Lire le texte

Qui est cet Agour? Inconnu au club des sages de la cour salomonienne, cet étranger intitule son petit livret «Sentences et Oracles». C’est qu’il veut faire œuvre de prophète, d’ami de Dieu, en donnant à Israël des conseils qui le protègent de l’arrogance et lui font aimer l’humilité. La prière toute simple des vv. 7-9 pourrait préfacer le Notre Père. Agour balise ainsi trois domaines principaux de réflexion: 1) S’incliner devant le mystère de Dieu tel qu’il apparaît dans la Création à nos yeux myopes… (vv. 2-4). 2) La loi, les prophètes et les promesses culminent en Christ. Qui d’autre attendre et quelle philosophie ajouter qui ne serait mensonge? Contre les tentations de la parole et de l’avoir s’offre un bouclier: il faut s’en munir! (vv. 5-6). 3) La langue, les yeux, les mâchoires (tels de nos projets «mordicus») sont à maintenir ou recadrer dans les brancards du Décalogue! (vv. 10-14). Trois ponctuations: points de suspension, d’interrogation et d’exclamation – celui de la foi au Dieu qui donne ce qu’il ordonne et bénit de fruits ce qu’on lui dédie.


Prière: Echo dans les textes de ce dimanche «Montrez-moi la monnaie qui sert à payer l’impôt à César…» (Mt 22,15-22) «Mais oui, je considère que tout est perte en regard de ce bien suprême qu’est la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur!» (Ph 3,4-16)  

Référence biblique : Proverbes 30, 1 - 14

Commentaire du 23.10.2017
Commentaire du 21.10.2017