Vendredi 12 mars 2021

Ni oui, ni non! (Luc 20,20-26)


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Nouvelle offensive des questions pièges! Ici, les dignitaires religieux changent totalement leur stratégie. Premièrement, ils ne viennent plus eux-mêmes faire face à Jésus, mais envoient des indicateurs. Secondement, la question n’est plus interne à la religion juive, mais vise la sphère politique romaine. Pour les Juifs, la volonté d’éliminer Jésus est certes établie. Mais pour finir, si les Romains pouvaient se charger de cette besogne, ce serait encore mieux! C’est bien ce qui risque d’arriver si Jésus répond mal à la question de l’impôt dû à César. Est-il oui ou non permis de payer un impôt à César? Si Jésus dit «oui», il sera tranquille du côté des Romains. Mais, plus grave, il va perdre l’audience des foules qui l’écoutent et invalider tout ce qu’il proclame, étant entendu que tous les Juifs répugnaient à payer cet impôt. S’il dit «non», Jésus restera crédible auprès de son peuple. Mais il va alors se ranger dans le camp des zélotes, opposants actifs à l’envahisseur romain, et risquera sa vie. Revêtant ainsi un statut d’activiste politique, sa mission première, à savoir proclamer la venue du règne de Dieu, se verra reléguée à un second plan. Les enjeux de cette question piège étaient lourds. Nous ne pouvons qu’admirer la manière dont Jésus n’a pas rejeté la question, mais l’a simplement traversée.

Pierre Wyss

Prière: Seigneur, j’ai mille questions à te poser. Mais donne-moi la sagesse de discerner les réponses que tu m’as déjà données.  

Référence biblique : Luc 20, 20 - 26

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